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  Newsletter n°5 - 21 novembre 2013
Edito

    Pionniers
    Dessiner ensemble l’assise du Courant, expliquer à nos amis, confrères, collègues, voisins ce que nous sommes en train de lancer, se retrousser les manches pour monter un groupe sur le sujet qui nous tient le plus à cœur, douter, tâtonner, s’y reprendre à plusieurs fois, se retrouver pour partager nos joies et nos peines… et repartir : voici le quotidien de ceux qui sont engagés dans le Courant, en cette période cruciale de fondation. Un temps unique, qui, par définition, ne se renouvellera pas. Fonder requiert accepter de manquer de points de repère, puisque ce qui est en marche est nouveau, bref un esprit de pionniers, inconfortable et enthousiasmant tout autant.
 

3 soirées de présentation !

Bordeaux : aujourd'hui 13 décembre à 20h
aquitaine@ecologiehumaine.eu

Nancy : mercredi 18 décembre à 20h30
lorraine@ecologiehumaine.eu

Rouen : vendredi 20 décembre à 20h30
normandie@ecologiehumaine.eu

Rencontre avec Benoît - correspondant EH pour la Haute-Garonne

EH : Benoît, vous êtes ingénieur dans une entreprise d’aéronautique et spatial à Toulouse. Pourquoi croyez-vous au projet EH ?

     Parce que le Courant pour une écologie humaine propose de faire changer la société, pour que l’être humain y soit davantage respecté, en privilégiant une démarche progressive qui s’appuie sur des actions concrètes, locales et de petite dimension au départ. Or, je crois à la « puissance douce » de cette démarche. C’est une action complémentaire de celles qui peuvent être menées par des mouvements dans un domaine donné : famille, solidarité, environnement, santé etc. L’action d’EH s’enrichira des formidables initiatives et réussites menées par ces groupes depuis longtemps. Cette démarche EH produit un fort écho en moi, parce qu’au-delà de la défense de l’institution du mariage et du lien entre filiation et parentalité, le mouvement social de 2012-2013 a fait émerger en creux des exigences sociétales fortes telles que :


 • Le rejet des idéologies déconnectées du réel
 • Un changement de notre relation à l’argent et à la société de consommation
 • Le refus des communautarismes et de l’individualisme roi
 • La primauté de la dignité intégrale de chaque personne et en particulier des plus faibles
 • Une conscience plus aigüe du bien commun à préserver et à développer pour les générations futures.
J’aspire à ce que ces exigences imprègnent davantage la société et notre vie quotidienne. Cela demande un long travail de réflexion, de formation et d’action, en réseaux qui prendra le temps nécessaire.

EH : Quel processus proposez-vous sur la Haute-Garonne pour lancer EH ?
    Identifier 6 à 8 personnes motivées par le sujet, prêtes à s’y engager et représentant un éventail le plus large de la population (homme/femme, multi-générations, rural/ville, cadre/employé), et organiser avec eux une ou deux réunions de présentation et discussion « au fond », en janvier 2014. A partir de ce noyau et par les réseaux de ses membres, inviter les personnes intéressées à une soirée EH pour faire ressortir plusieurs sujets de groupes de travail à lancer ensuite, fondés sur la soif de changer le monde et l’engagement personnel.
Flash Info

A VOS AGENDAS ! 3 soirées de présentation du Courant en régions ! 
  → Vendredi 13 décembre (aujourd'hui) à Bordeaux à 20h30 : salle municipale Grand parc, place de l'Europe –
Inscriptions et renseignements : aquitaine@ecologiehumaine.eu
  →  Mercredi 18 décembre à Nancy à 20h : 43, Place de la Carrière 54000 Nancy - Inscriptions et renseignements : lorraine@ecologiehumaine.eu
  →  Vendredi 20 décembre à Rouen à 20h30 :  405 rue de la haie, à Bois Guillaume – Inscriptions et renseignements : normandie@ecologiehumaine.eu
Sur notre site

Toujours de nombreuses contributions à lire sur le site 

 
L’AMAP, une solution locale et solidaire : le point de vue du consommateur - par Emmanuelle Pointel
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Peut-on vraiment être climato-sceptique aujourd’hui ? - par Guillaume Emin
    « Prendre soin de tout homme, de tout l’homme » dans le cadre de l’engagement politique renvoie à une perception globale de l’autre, mais doit aussi nécessairement passer par... >>Lire la suite

Comment les professionnels du droit nous parlent d'écologie humaine
rencontre avec Louis-Damien, membre de l'alvéole "Droit et Justice"

     Louis-Damien, d’où est venu votre intérêt pour le Courant EH ?
    La notion d’écologie humaine m’a interpellé dès sa naissance, dès qu’elle a été mentionnée par Tugdual Derville en janvier 2013, tant pour l’aspect accrocheur et moderne de la formulation que pour son but unificateur. En tant que juriste praticien et auparavant chercheur et enseignant, et m’intéressant de près à la philosophie, à l’anthropologie dans sa vision politique, j’ai assisté à la réunion de lancement à Paris et j’y ai découvert l’intérieur du Courant, j’y ai compris la démarche fondatrice qui est de partir du réel, du concret.

      C’est donc à partir de là que vous vous êtes engagé dans l’alvéole Droit et Justice ?
    Absolument, et lors de notre première réunion nous nous sommes très vite heurtés au fait que précisément, pour les juristes et les praticiens du droit, il y a assez peu de problèmes concrets. Nous nous sommes quittés avec la mission pour chacun de penser des questions concrètes, notamment sur les conséquences pratiques de certaines lois : le droit de propriété, par exemple ; ou encore, pour moi qui ai travaillé dans le droit du cinéma, la question de la législation sur les œuvres pornographiques.
Je pense également à des questions pratiques liées à la production du droit : comment rédiger le droit ? Dans une ‘‘optique écologie humaine’’, comment faire pour que l’élaboration du droit ne perde pas de vue le réel d’une part, et le service de l’homme, d’autre part? Tout l’enjeu du droit est qu’il soit fait par des hommes et pour les hommes. J’y vois également la question de la responsabilité des auteurs du droit.
Enfin, l’alvéole Droit et Justice pourrait également réfléchir sur le langage du droit, actuellement trop compliqué pour un non initié, et pourtant un point névralgique, notamment en médecine, en communication, etc.

Deux points à retenir donc :
 • Il y a une réelle difficulté pour les juristes, à intégrer la logique du Courant qui prend comme point de départ une question très concrète.
 • En tant que système normatif, le droit pose fondamentalement la question de sa relation avec l’écologie, avec le respect de tout homme et de tout l’homme.

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